Santé Positive Belgique

Les soins de santé belges actuels se focalisent sur l’aspect curatif de la médecine. Nous avons pourtant clairement besoin de développer plus avant les soins de santé, à la mesure de l’individu et de la société et ce, selon une vision beaucoup plus large de la santé et des soins de santé.

Le changement de vision de la santé et des soins de santé devrait se situer dans le passage d’un système curatif à un système préventif qui favorise la santé. Ce changement impactera l’organisation de la société actuelle. Cela signifie que nous devons évoluer de « la maladie et le traitement » vers un lien entre « santé, soins et changement de comportement ».

Une manière forte d’y parvenir est de déployer le concept de Santé Positive Belgique autour de 4 grands piliers : la méthode, l’individu/les citoyens, les professionnels et la société.

L’idée du projet SPB est née des travaux de l’Institute for Positive Health Nederland (iPH), véritable initiateur du mouvement de Santé Positive. Cette fondation est le fruit du travail de Machteld Huber, instigatrice du courant de pensée. L’institut a pour vocation de stimuler le mouvement qui s’est créé autour de la Santé Positive, de le renforcer et de l’accélérer. Ce mouvement, nous souhaitons le déployer en Belgique et le développer via le projet SPB.

Fondatrice Machteld Huber

Matcheld Huber, initiatrice de l’iPH, chercheuse et auparavant médecin généraliste. 

Inspirée par sa propre expérience de la maladie, elle a développé en 2011 un nouveau concept dynamique de la santé, en réponse à la définition actuelle de l’OMS, trop statique. Ce concept est basé sur la résilience et la capacité de chaque individu de prendre les commandes de sa santé. 

Machteld Huber a en outre observé d’importantes divergences de perception de la santé entre les patients et les professionnels (les soignants). Elle a nommé « Santé Positive » cette vision globale des patients, qui comporte 6 dimensions de la santé. Ses travaux ont été récompensés en 2012 par un « ZonMw-Parel » et elle s’est vue conférer en 2014 le grade de docteur à Maastricht. En 2015, elle a été proclamée « personne la plus influente dans le domaine des soins de santé ».